Fonder une famille n'est pas facile

Walaa Al-Assrah Samedi 02 Février 2019-16:16:02 Femme
Fonder une famille n'est pas facile
Fonder une famille n'est pas facile

Fonder une famille n’est pas facile.  Ce n’est pas une mince affaire; et il importe de ne pas prendre cette décision à la légère. Nous voyons aujourd’hui les familles qui renchérissent la dot croyant que ça rend le mariage de leurs filles plus stable. Et les hommes voient que les parents font peser un lourd fardeau sur leurs épaules. Ce qui a poussé les deux parties à renoncer au mariage ou bien ajourner l’idée pour le moment. D’ici émane une question importante. Comment les jeunes voient-ils le concept de mariage aujourd’hui ? Est-il devenu seulement une occasion propice pour accumuler de l’argent ou bien c’est l’occasion d’une parfaite entente conjugale ?

D’autre part, la Dar el-Iftaa (une maison chargée de donner des avis religieux) a expliqué que le fait d’alourdir la dot et le coût des mariages n’est pas préférable et ne doit pas être appliqué.

De ce fait, beaucoup de hashtags ont surgit sur la toile. Certains appellent  à laisser les filles sans mariage et les filles répliquent que nous-mêmes nous ne voulons pas nous marier.  « Que l’homme financièrement incapable reste chez lui plutôt que se marier avec moi ». Pourtant,  les jeunes hommes et les jeunes filles doivent savoir que la famille ne sera jamais bâtie qu’avec difficulté, une volonté de fer et une forte conviction des deux conjoints de vouloir continuer ensemble. Parce que construire le foyer conjugal n’est pas un jeu.

Dr Maya Morsi, la présidente  du Conseil National de la Femme (CNF) a totalement refusé ces hashtags; et a même déclaré que ce genre de campagnes était une guerre électronique inacceptable.

Dans des déclarations à la presse, Dr Maya a ajouté que les problèmes  liés à l'augmentation du montant de la dot et des coûts du mariage ne seraient jamais solutionnés de la sorte. “ Ces campagnes qui ont envahit la toile  entre les jeunes hommes et les jeunes filles ont dépassé les limites”, a-t-elle renchérit.

La présidente du CNF a assuré que la vie conjugale et la fondation d’une famille ne se faisaient jamais avec l’exagération des deux parties. Elle a ensuite exprimé son choc à l'égard du terme "vieille fille" utilisé dans le hashtag; ajoutant que l'expression plutôt acceptable était "atteindre un âge tardif pour le mariage"; et que cela s’appliquait en même temps sur les deux : les jeunes filles et les jeunes hommes.

“ De telles campagnes portent atteinte aux familles égyptiennes et à la société égyptienne à la fois.”, a affirmé Dr Maya. Elle a de même signalé que la propagation de telles campagnes employant un vocabulaire inacceptable blessait les deux parties et n’aidait à rien.

Au lieu de s’occuper de la dot et de l’argent, il faut tout d’abord voir si les deux futurs conjoints vont bien ensemble ou non? Existe t–il une compréhension mutuelle ou non?

Dans le même contexte, l’ambassadrice Mervat el Tallawi, l’ancienne directrice de l’Organisation de la Femme Arabe a exprimé son indignation totale face à ces campagnes ou hashtags irrespectueux à l'égard de la société égyptienne.

“Le but de ces campagnes n’est pas noble et influence sur la structure et la cohérence de la société égyptienne.

Elle a également déclaré que le fait d’alourdir la dot et les coûts de mariage étaient de mauvaises coutumes  et  traditions  héritées.

Ainsi, il faut dispenser des cours de formation pour les familles égyptiennes pour faire face à cette exagération injustifiée. D'ailleurs, elle a jugé nécessaire  d’établir une vaste campagne médiatique pour tenter de changer ces coutumes et ces traditions héritées.

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